P

sychiatre, criminologue, psychothérapeute… Thierry Charrier a exercé à l’hôpital de Lorient, à la Maison d’arrêt de Ploemeur, en unité de malades dangereux… Écrivain à ses heures perdues, il vient de publier « Treize facettes du secret », un recueil de nouvelles. Le spécialiste de l’âme humaine nous accueille dans son cabinet en compagnie de son chien : un airedale terrier dénommé Prozac.

Pourquoi avoir choisi la forme de la nouvelle pour votre dernier livre ?

La nouvelle m’a permis de me lâcher. Le résultat correspond au côté sombre de ce que je suis. La thématique commune à ces treize nouvelles est le secret : le secret d’alcôve, le secret professionnel… Je précise que tout ce qui est dans le livre est vrai. J’ai bien sûr changé les noms. Mon imaginaire a utilisé des faits authentiques pour en faire des nouvelles toutes liées les unes aux autres… mais qui peuvent se lire séparément.

Comment définiriez-vous ce recueil ?

Je dirai que c’est du politiquement totalement incorrect drapé dans du politiquement correct. Ces treize nouvelles sont les plus « édulcorées » de celles que j’ai écrites… J’en ai enlevées des beaucoup plus « hards ». Dans la première nouvelle, je falsifie mon diplôme ; dans la deuxième, je donne le mode d’emploi pour foutre le bordel dans toute la France. Troisième nouvelle, je tue tout le monde. Quatrième nouvelle, je valide la polygamie. Cinquième nouvelle, je suis un violeur. Sixième nouvelle, je suis un pervers… Etc. etc.

Il y a aussi un pont commun à toutes ces histoires…

Effectivement, je transgresse énormément, et la particularité c’est que dans aucune nouvelle je me fais prendre ! L’Ordre des médecins, à qui je l’ai soumis, n’a rien dit… Certaines nouvelles peuvent choquer… tout en étant jubilatoire. Derrière l’horreur, il y a un espace de liberté sans aucune culpabilité.

Pratique
« Treize facettes du secret », par Thierry Charrier (préface du Professeur Richarre), Vérone Éditions, 231 pages, 19,50 €.